Les aventuriers du Belem

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Nous sommes partis de Nantes en bus par un petit matin gris, pour un voyage qui resterait inoubliable. Mais ça, nous ne le savions pas encore ; il était sept heures du matin et ça se voyait à nos têtes réveillées et alertes.

Et oui, cher lecteur, l’aventure n’a pas d’heure pour commencer.

groupe cordage julien freboeuf

crédit photo : Julien FREBOEUF (E2Cel)

Arrivés à Lorient, magnifique ville bretonne, joyau du Morbihan, nous retrouvions le Belem, ce trois- mâts de 50 mètres de long par 8,80 de large et son équipage de matelots aguerris.

A peine à bord, nous partîmes cap Nantes car les courants marins n’attendent pas. C’est ainsi que, portés par la marée montante, nous naviguions. Une fois nos paquetages posés dans nos quartiers, c’était parti : tirer les cordages, lover les bouts, nettoyer les cuivres, sortir les voiles, servir l’équipage et tout ça dans la joie et la bonne humeur.

Cette journée finie, je retrouvais mes camarades sur le gaillard avant pour apprécier le coucher de soleil, puis plus tard, une nuit étoilée d’une enivrante beauté. Cette passionnante journée prît fin aux rythmes des chansons que nous entonnions le cœur léger et l’esprit en paix.

Le lever de soleil sur la Turballe, où nous avions mouillé la veille, me faisait oublier que ce soir ce rêve serait un souvenir certes très beau, mais un souvenir tout de même. Cependant, les matelots nous réservaient encore des surprises : nous avons descendu les voiles et sommes partis pour une balade en zodiac pour apprécier la beauté de ce trois-mâts de 1896 avec ses 22 voiles.

Une fois la Loire remontée, laissant derrière nous St-Nazaire et le pont de Cheviré, nous arrivâmes à Nantes où nous retrouvions nos familles, la tête remplie de moments de bonheur.

marin farouq sndy

Merci aux gabiers du Belem pour cette aventure - crédit photo : Farouq SNDY

crédit photo à la une : Farouq SNDY

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